Elle a une boule à l'estomac. La salive se heurte aux parois de sa bouche. Elle court. Elle rentre chez elle, elle ferme la porte à clé. Ses pieds s'emmêlent, son sac s'emballe. Tout vole dans la pièce. Son lit amortis le choc. Elle succombe à toutes ces pressions. L'oreiller absorbe ses larmes salées. Et les murs encaissent les cris. L'amour fait mal. Tellement mal. Après de longues minutes à pleurer, elle se relève. Casse ses lunettes, envoie valser les photos aux murs, arrache les punaises. Crie encore plus fort. Elle est toute seule. Elle n'arrive plus à savoir d'où vient la réalité et son imagination. Elle devient folle. Crise sadique. Poison sentimental. La bouteille de vodka la nargue de haut de son armoire. Elle se lève alors. Calme. Désemparée. Elle la saisis et boit coup sur coup, l'alcool pur dégoulinant sur sa manche, sur son menton lisse. L'alcool lui brûle la gorge, elle crache, elle tousse. Elle sourit alors. Sa douleur la rend moins vulnérable. Elle se sent partir dans un délire sourd. Elle s'étonne à tourner sur elle même. Elle se surprend à sourire tout en sentant ses larmes chaudes coulées. A plein poumons, elle crie. Encore et encore.
Elle s'assied contre le mur. La bouteille de vodka dans sa main gauche, l'autre en sang. Elle n'en peux plus. Elle souffre. Elle est au fond d'une spirale. Triste sort pour une fille pleine de joie, d'amour et de réalité. Déchet de l'humanité, échec poignant. L'amour nous fait faire n'importe quoi. 40 euros de facture gsm, pour essayer de comprendre. Pour essayer de recoller les morceaux. En vain.... Il lui reste la vodka, la solitude et ses bouts de photos brisées à ses pieds.