Que reste-t-il de notre énergie quand on est assis sur notre lit? On regarde pas la fenêtre, on s'accroche à des possibilités qui ne sont jamais les bonnes. Des bouffées de cigarettes enfument la pièce. Voilà le seul lien d'évasion. Regarder la fumée se battre avec l'air, avec notre propre oxygène. Celui des autres. Regarder par où elle s'échappe, quel est le petit courant d'air chassant cette fumée fluide et sans espoir. On s'abstient de tout commentaires, on est trop attaché à l'image de l'enfance dans lequel baigne ce lit sur lequel vous êtes assis. On fume encore. On se tue pour les raisons qui ne sont pas les bonnes. On se noie dans son propre désespoir, comme si la société ne nous allais pas laisser le choix. On vomit de nos grandes gueules sans trop savoir pourquoi, parce qu'on a la haine. Mais la haine contre qui? Contre quoi?
